dimecres, 30 de març de 2016

MY IMAGINARY LOVES. Faces


My Imaginary Loves és una banda de Toulouse formada per tres dones,  Christèle (batterie), Pauline (basse | chant) i Stéphanie (guitare | chant)  després d'una primera escolta he quedat convidat a repetir-la perquè és un d'aquells treballs del que te n'adones que et faran falta més visites per acabar d'endinsar-te completament en el seu univers sonor. Es tracta, per tant de temes densos i intensos. A moments em vénen a la memòria alguns treballs dels Sonic Youth o dels Bads Seeds del nostre estimat Nick Cave.



No hi passeu de puntetes, donau-los temps i us sentireu capativats de segur per aquestes tres francesetes. Temes que m'agraden més: Metzengerstein, Play reverse Play i In Place of Anger.






Qui a dit que le noise rock était simplement une histoire d’hommes ? Pour ceux qui continuent à croire en cette idée reçue de plus en plus démodée, My Imaginary Loves va frapper un grand coup dans la fourmilière de tous ces a priori. Et avec maestria.
Pour les plus anciens d’entre vous, une période charnière du milieu des années 90 nous rend aujourd’hui orphelins : celle de découvertes françaises dont le rock ne consistait pas simplement à brancher les guitares, mais à littéralement les faire pleurer et hurler dans un maelström mélodique captivant. En découvrant « Faces », le nouvel album des Toulousaines de My Imaginary Loves, on pense avec émotion au formidable « [Stri:m] » de leurs défunts compatriotes de Watermelon Club. Car la motivation est la même, bien que cet opus inattendu et remarquable vogue vers ses propres contrées musicales : un besoin viscéral de donner le meilleur de soi-même et d’ancrer des compositions déjà sulfureuses dans des ports en flammes, tout en conservant une émotion palpable et rampant sous nos peaux meurtries. Le groupe signe une pièce majeure du noise rock actuel, sans crier gare mais avec une fougue inépuisable et remarquable.
Car, sous les faux airs apaisés de « The Anxieties of Big Data » se cache un climat au sein duquel le tonnerre gronde avant la tempête. Les six cordes hurlantes de l’imparable et puissant « Metzengerstein » fusent et explosent, complétées plus loin par la hargne de « The Dark Shadow », instant sur le fil du rasoir qui entaille et marque profondément. Alternant moments de calme relatifs (« I Wanna Fight You », « Corps Perdus ») et orages tonitruants (« Play Reverse Play », « In Place of Anger »), le trio expose son besoin inné de faire grandir dans la tourmente ses compositions les plus personnelles et échevelées. Toujours précises et sans aucune faiblesse, les pistes s’enchaînent à la perfection, crachant leur venin après une danse charmeuse, portée par les voix merveilleuses et justes de Pauline et Stéphanie, accompagnant ces trésors bruitistes avec courtoisie et une envie inépuisable de se battre pour un art qu’elles maîtrisent à la perfection.
Au final, « Faces » nous montre ses nombreux éclats, reflets d’âmes perdues et cherchant à tout prix à parcourir un chemin semé d’embûches tout en relevant avec courage et motivation ce défi de taille : trouver sa place dans un paysage hexagonal qui ne l’attendait pas. Les créatrices de ce formidable EP ne lâchent rien, laissent dériver leurs idées les plus subtiles et excitantes dans les mers agitées d’un genre qui a tendance à trop se perdre, et se positionnent comme la figure de proue de cette inédite envie de faire taire les détracteurs. On ne l’attendait plus, et pourtant… L’album est une révélation totalement imprévue et bienheureuse, une collection de chansons entre fureur et mélancolie. Une cure de jouvence nécessaire et possédée, un uppercut qui laisse hagard et nous met au tapis. Avant que l’on se relève pour en redemander. (indiemusic.fr)